Missions
Cadre de travail
L’Université de Namur, avec ses quelque 60 programmes universitaires de 1er, 2e et 3e cycles et ses 11 instituts de recherche, accueille chaque année plus de 7300 étudiant.e.s et doctorant.e.s et compte plus de 1300 membres du personnel, dont plus de 900 chercheur.euse.s.
Au sein de l’Université de Namur, la Faculté de Philosophie et Lettres compte près de 670 étudiant.e.s et 75 membres du personnel, dont 30 académiques et 35 scientifiques. Elle offre des programmes de 1er et de 3e cycles en « Histoire », « Histoire de l’art et archéologie », « Langues et lettres anciennes et modernes », « Langues et lettres françaises et romanes », « Langues et lettres germaniques » et « Philosophie », ainsi que des masters de spécialisation en « Cultures et pensées cinématographiques » et en « Expertise et gestion du patrimoine mobilier ».
La personne engagée en tant que post-doctorant.e sera intégrée au Département d’Histoire et mènera ses travaux de recherche au sein du centre « Pratiques médiévales de l’écrit », un des pôles de recherche de l’institut PaTHs (Patrimoines, Transmissions, Héritages).
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Recherche
Le projet MONETA NAMURCENSIS vise à renouveler notre connaissance du monnayage médiéval des comtes de Namur pour une période comprise entre le milieu du XIe siècle, temps des premières frappes identifiées, et le premier tiers du XVe siècle, période de l’avènement des Bourguignons en Namurois. Mêlant approches érudite et interdisciplinaire, impliquant des collaborations dans les domaines du numérique et des sciences du patrimoine, l’enquête s’orientera autour de quatre axes complémentaires :
1. Une profonde mise à jour du catalogue de référence des monnaies namuroises, qui aboutira à la publication d’un nouvel instrument de travail imprimé ;
2. Un prolongement de celui-ci sous format numérique, en vue de poser les bases d’une plateforme collaborative dédiée à l’inventoriage des monnaies médiévales ;
3. Une analyse en laboratoire d’un sous-corpus déterminé de monnaies, qui permettra de mieux comprendre la production de ces artefacts ;
4. Une enquête historique proprement dite qui tirera parti des étapes précédentes pour éclairer d’un jour neuf certains traits de la production monétaire namuroise (aire de diffusion, imitation des types monétaires étrangers, etc.). Sur un plan institutionnel, le projet permettra de renforcer l’expertise présente à l’UNamur dans le domaine des sciences auxiliaires de l’histoire et fortifiera les collaborations interdisciplinaires naissantes au sein de l’université entre les chercheurs en sciences humaines et leurs homologues du domaine des sciences exactes.
Le projet complet peut être obtenu sur demande auprès de Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur / Archives de l’État à Namur),
Profil
Les personnes qui postuleront seront titulaires d’un doctorat en Histoire ou en Histoire de l’Art et Archéologie, avec une spécialisation dans l’étude de la période médiévale. Elles disposeront de compétences démontrées dans le domaine des sciences auxiliaires de l’histoire, idéalement dans le domaine de la numismatique.
Constitueront des atouts :
• Des connaissances dans le domaine de l’histoire économique et monétaire de la période médiévale ;
• Une ouverture vers les humanités numériques, notamment en matière de conception de bases de données ;
• Une expérience de collaboration interdisciplinaire dans le secteur des sciences du patrimoine.
La compréhension du français écrit et oral ainsi qu’une grande rigueur dans le traitement des données sont essentielles à l’accomplissement du projet.
Les sources étant principalement conservées à Namur, il est attendu que la personne dont la candidature sera retenue réside en Belgique.